Devrai-je presser longtemps ma nuit obscure pour qu'elle rende enfin sa larme de lumière...
D'avoir trop étreint la brûlure de cette plaie,
D'avoir voulu ourler cette vieille déchirure
et oublier sa familiarité
Une lueur a -SOUDAIN- jailli de cette nuit
L'ailleurs vagabond-AGILE-s'est délié
Les assauts de la mer ont tissé l'arc-en-ciel
Là-bas...
Là-bas où les yeux clairs rayonnent d'aventure
La-bàs où les pas bleus renouvellent l'aurore...
L'heure use incandescente
Et bruisse d'étincelles
Là bas où la nuit guette l'ivresse inhabitée,
Là bas où le silence verse braises et cris...
Vient l'heure désertée
Qui suspend le regard
Alors...
Devant tant de lumière inondée de lointain,
Devant tant se soleils perlant de désirs
Elle a dressé son corps là où l'abre se noue,
Elle offert son sang là où la terre sème...
La douceur inouïe a rouvert ses paupières,
La lumière exulte à infusion de sève...